17 juin 2018

Marie-Rose TESSIER

Marie-Rose Tessier 1917-2018
Au centre d’accueil St-Eusèbe, le 15 juin 2018, à l’âge de 101 ans,
est décédée madame Marie-Rose Tessier,
épouse de feu Azelus Tessier,
de St-Félix-de-Valois.

Elle laisse dans le deuil ses fils :
Gaétan Tessier (Lucie Adam),
Marcel Tessier (Jocelyne Villemaire),
ses petits-enfants : François (Josée Ladouceur), Manon et Patrick,
ses 11 arrière-petits-enfants,
ses 4 arrière-arrière-petits-enfants,
son amie Mado Roberge,
ainsi que plusieurs neveux, nièces, autres parents et amis.

La famille vous accueillera le vendredi 22 juin 2018 de 19 h à 22 h
et le samedi 23 juin dès 9 h, au salon funéraire F. Thériault inc.,
4391, rue Principale, St-Félix-de-Valois.
Une liturgie aura lieu à la chapelle du salon le samedi 23 juin à 11 h.
Madame Tessier sera inhumée au cimetière de St-Félix-de-Valois.

http://www.salon-funeraire-lanaudiere.com/avis-de-deces/236322/tessier-marie-rose-st-felix-de-valois

12 juin 2018

Yvette TESSIER

Yvette Tessier 1925-2018

A Salaberry de Valleyfield, le 8 juin 2018, à l’âge de 93 ans, est décédée Mme Yvette Tessier, épouse de feu Gérard Leduc.

Elle laisse dans le deuil ses enfants Louise (Benoit Fortin), Jean-Maurice (Marie Laurent) et Johanne, ses petits-enfants et ses arrière-petits-enfants, sa belle-sœur Thérèse ainsi que ses neveux, nièces, parents et amis. Elle rejoint son fils André.

Les funérailles auront lieu lundi le 18 juin à 11h en l’église Immaculée-Conception de Bellerive située au 285, rue Danis à Salaberry-de-Valleyfield, sous la direction du Centre funéraire E. Montpetit & fils du 315, rue Danis à Salaberry-de-Valleyfield. Pour nous joindre par téléphone (450) 373-3511 ou via le web www.emontpetit-fils.ca .

L’inhumation aura lieu ultérieurement.

Thérèse LAVIGNE

Thérèse Lavigne 1925-2018
À Joliette, le 11 juin 2018, à l'âge de 92 ans et 11 mois, est décédée madame Thérèse Lavigne Guilbault (ancienne maître de Poste de Notre-Dame-de-Lourdes) épouse de feu monsieur Jean-Guy Guilbault demeurant à Joliette et autrefois de Notre-Dame-de-Lourdes.

La défunte laisse dans le deuil, ses enfants:
Serge
Micheline (Jean-Denis Blais)
Louise (Normand Martel)
Ses 3 petits-enfants:
Sonia (Sébastien Larivière)
Karine (Richard Savignac)
Danny (Marie-Ève Robitaille)
Ses 7 arrière-petits-enfants : Annie-Pier, Jason, Alexane, Sarah-Jade, Maïka, Dali, Kéliane
Son beau-frère Laurent Guilbault
Sa belle-soeur Bernadette Guilbault (feu Laurent Lasalle)
Ses neveux, nièces et autres parents et amis.

Les personnes qui désirent lui rendre un dernier hommage seront accueillies par la famille, vendredi le 15 juin 2018 à compter de midi 30, pour recevoir vos condoléances à la Résidence funéraire Lanaudière, au 90 rue Wilfrid Ranger St-Charles-Borromée,J6E 8M7, suivi de la liturgie de la parole à 16 heures 30 à la

Résidence funéraire de Lanaudière (membre affilié FCFQ) Tél. : (450) 759-7148 www.residencefunerairelanaudiere.com

4 juin 2018

Enid Elaine TESSIER (née TAYLOR-BAILEY)

Enid E Taylor-Bailey 1933-2018
TESSIER, Enid Elaine - Peacefully, surrounded by her family on Saturday, June 2, 2018. She went to meet her Lord and beloved husband Albert. Loving mother of Whit (Peggy) and Heather Rouse (Graham). Hilarious fun loving Mumma to Amanda, Kelley, Thomas (Baillee) and Clay. Great Grandma to Noah and Beckett. Also survived by many nieces and nephews and cousins. Raised in Hawk Junction and Searchmont. She spent her early years at the Searchmont train station where she met the love of her life. The young family later moved to Sault Ste. Marie where she dedicated her days to her family, friends, the church and volunteering in the community. Many thanks to the amazing staff, volunteers and friends of Maple View for the 5 years of laughs, chocolates and weekly painted nails. You all contributed to happy and memorable final years. Friends are invited to visit at Willowgrove United Church on Tuesday, June 5, 2018 from 11 am until time of memorial service at 1 pm. Rev. Dr. David Zub officiating. Interment Holy Sepulchre Cemetery. Memorial contributions greatly appreciated to the Humane Society to honour her love of animals. Funeral arrangements entrusted to the Arthur Funeral Home - Barton & Kiteley Chapel (492 Wellington Street E. 705-759-2522). Messages of condolence may be offered at www.arthurfuneralhome.com

François-Dominique TESSIER

François-Dominique TESSIER, né le 25 avril 1841 à Rigaud, et décédé le 8 août 1904 au même lieu, est un habile menuisier et un artisan canadien français.
Fils de Nicolas Tessier et de Julie Beaudry.

Le 18 juillet 1871, il épouse Rose McNulty, fille de Phillip McNulty et Émilie Cardinal, une irlandaise, dans l'église Saint-Patrice d'Ottawa, Ontario.
5 enfants naissent de cette union, dont 3 filles atteignent l'âge adulte.

La famille Tessier-McNulty est recensée à Rigaud entre 1871 et 1881; elle se trouve dans la paroisse voisine de Très-Saint-Rédempteur entre 1882 et 1901, où Dominique exerce la fonction de maire de la paroisse entre janvier 1896 et février 1897.

Dominique Tessier est menuiser de métier, un habile artisan qui crée des petits chefs-d'oeuvre sur bois, dont l'une de ses oeuvres, un petit cheval à patins, figure au musée régional de Vaudreuil.

François-Dominique Tessier (1841 - Rigaud, 1904), menuisier de Très-Saint-Rédempteur

Vers 1895
Pin, crin de cheval et fer
Don de monsieur Wilfrid Chevrier, Très-Saint-Rédempteur, avant 1973
© Collection du Musée régional de Vaudreuil-Soulanges
X973.1746
Photographie : Yvon Latreille

3 juin 2018

Épidémie de choléra en 1832



Entre les mois de juin et septembre 1832, 17 membres de la famille Tessier dit Lavigne sont décédés, possiblement des suites du choléra asiatique, à Montréal et dans la campagne avoisinante:  

Charles Tessier(Françoise Boucher) 48 ans; Charles Lavigne(Marie Lachapelle) 36 ans; Julien Tessier-Lavigne(Angélique Chaput) 57 ans; Marguerite Tessier(Louis Hurtubise) 39 ans; Marie Tessier(Joseph Perreault) 35 ans; Marie Tessier(Joseph Beauchamp) 43 ans; Catherine Tessier(Christian Grothé) 72 ans; Véronique Tessier(Joseph Colin) 77 ans et Suzanne Tessier(célibataire) 38 ans.  Les neuf enfants sont décédés en bas-âge.

Les malades qui meurent du choléra asiatique doivent être aussitôt ensevelis avec les habits et le linge qu'ils portent sur eux, lesquels seront trempés dans une dissolution de chloride de chaux, et les corps mis dans des cercueils enduits de goudron à l'intérieur et dans les quels il sera jeté, avant de les fermer, une quantité suffisante de chaux vive par-dessus les corps et les cercueils fermés aussitôt après pour être conduits au cimetière.

Les bonnes mesures d'hygiène, et l'assainissement des maisons ont permis de réduire les risques de propagation de cette maladie.


 https://tolkien2008.wordpress.com/2010/08/25/lepidemie-de-cholera-de-lete-1832-a-quebec/

Première inhumation au cimetière Notre-Dame-des-Neiges

La Fabrique de la paroisse Notre-Dame de Montréal possède et gère le cimetière Notre-Dame-des-Neiges depuis 1854.  Aménagé sur un terrain acheté au Docteur Pierre Beaubien, le nouvel emplacement répond à l'époque aux besoins d'une population montréalaise croissante, le cimetière Saint-Antoine du carré Dominion tant devenu trop petit.

La première sépulture Tessier dit Lavigne a été faite dans le lot 0057, section J1, le 7 octobre 1874. Il s'agit d'une fille prénommée Amanda, âgée de 10 mois,  enfant de Trefflé Tessier et Clotilde Paré, de Montréal.
source http://www.cimetierenotredamedesneiges.ca

Ernest LAVIGNE



Le Parc Sohmer a été créé en 1889 par ERNEST LAVIGNE, musicien et compositeur montréalais. Il fut situé entre les anciennes rues Water et de Salaberry et les rues Notre-Dame et Panet, dans le secteur est de la Ville de Montréal. L’espace est présentement entièrement occupé par des bâtiments appartenant à la brasserie Molson.
Le Parc adopta le nom d'une marque de commerce de piano. Il fut inauguré le 1er juin 1889 par un concert de musique classique.
Les attraits du Parc Sohmer étaient multiples : concerts, marches militaires, chants d'opérettes ainsi que des manèges et autres attractions.
La vogue du Parc Sohmer devint bientôt si grande qu'un pavillon pouvant accueillir 7000 personnes fut érigé en 1893, afin que les activités puissent se poursuivre l'hiver.
Le 24 mars 1919, un incendie détruisit entièrement le pavillon et plusieurs installations majeures ce qui amena la fermeture permanente du Parc.
 http://fr.wikipedia.org/wiki/Parc_Sohmer

Ernest LAVIGNE, musicien, et Marie-Louise POULIOT,
son épouse, et leurs 4 enfants(Ernestine, Mario, Marie et Paul)
en 1888.

Eugénie TESSIER

Eugénie TESSIER, soprano et pianiste (Montréal, 1868 -1946), élève de Rosalie Euvrard et de Paul Letondal à l'Institut Nazareth, fait carrière au Canada et aux États-Unis.
Durant 16 ans, elle fut soliste-soprano à la cathédrale d'Albany, de New-York, de 1894 à 1910.
Ensuite elle revint enseigner la musique à Montréal jusqu'en 1921 tout en retournant quelques fois dans la métropole américaine, pour donner des concerts comme pianiste et chanteuse lyrique.

Fille de Wilfrid TESSIER et de Virginie SENTENNE
Née le 30 mai 1868 à Montréal, QC; décédée le 16 février 1946 à Chicopee, MA.

Lors de son installation à New-York en 1892, elle était accompagnée de sa mère.
Un de ses frères, Wilfrid, est aussi présent dans la région d'Albany en 1896.
Lors du recensement de 1900, à New-York, elle habite avec sa mère chez son frère Wilfrid et sa femme Florida Latulippe.

Elle a épousé Pierre SIROIS, fils de David SIROIS et de Blandine GALAND, dans la cathédrale Saint-Jacques-le-Majeur de Montréal, le 16 avril 1912.

Une rue à Montréal, dans le secteur du Bout-de-l'Île, a été désignée en son honneur le 9 décembre 1992 par la Commission de toponymie du Québec.
''Rue Eugénie-Tessier''

Eugénie Tessier, (BNQ Revues anciennes)

«Vous connaissez certainement cette charmante jeune fille, dont le nom figure souvent sur les programmes de concerts, cette ravissante artiste que la nature semble avoir privé d'un sens pour la rendre moins distraite par les yeux et plus sensible par l'oreille.
Si connu que soit déjà son nom, elle est toute jeune encore, puisqu'elle n'aura que 19 ans aux feuilles prochaines. Son père, Léandre-Wilfrid TESSIER, était trésorier pour la Cité de Montréal. Mademoiselle TESSIEr n'est pas précisément aveugle de naissance, mais elle a perdu la vue quand elle n'avait que 12 jours, elle n'a donc aucun souvenir de la lumière.
Sa mère, qui vit encore, est née Eugénie SINCENNES.
On dit qu'à 18 mois à peine, elle chantait en français, en anglais, et (d'aucuns même l'affirment) en latin. On ajoute qu'à 3 ans elle rendait très bien des morceaux de Faust et de Troucère.
Je donne la légende pour ce qu'elle vaut, car je préfère de beaucoup les enfants qui sont de leur âge, aux petits prodiges.
Entrée au couvent de Nazareth à 7 ans, elle y fit d'excellentes études classiques, se fit remarquer par ses dispositions remarquables pour la musique et étudia l'harmonie pendant 5 ans. Son professeur est M. Letondal, aveugle lui-même.
Mlle TESSIER chanta d'abord aux concerts donnés par l'Asile Nazareth, où sa voix pure et fraiche, autant que son charme d'exécution la firent remarquer, et bientôt plusieurs artistes distingués lui donnèrent leur concours.
La société Philharmonique de St-Hyacinthe, doit donner un grand concert le 22 courant, soit le 22 novembre 1887, jour de la fête de Ste-Cécile, et à cette occasion, on a demandé à Mlle TESSIER de vouloir bien y figurer. Elle a acceptée, et c'est là une occasion d'aller l'applaudir une fois de plus.
De l'avis de tous les musiciens, Mlle TESSIER est appellée à devenir une artiste distinguée, en travaillant et en poursuivant sans relâche ses études musicales».
(Source Le monde illustré, vol.4 no 185.p.227 19 novembre 1887)

2 juin 2018

Émilie LAVIGNE

Je cite:

«Née à St-Placide, comté des Deux-Montagnes, le 20 août 1889, d'une famille de 17 enfants, elle quittait le monde pour se donner à Dieu dès l'âge de 17 ans, le 10 septembre 1906. Ses bons parents, Osias Lavigne et Cécile Giroux, soucieux d'élever leurs
enfants dans la pratique des vertus chrétiennes, ne négligèrent rien pour arriver à ce but: aussi quand la jeune Émilie leur fit part de son attrait pour la vie religieuse, dans une Communauté de Charité, n'eut-elle pas depeine à obtenir leurconsentement unanime, considérant à la lumière de la foi que Dieu leur faisait une grande faveur en appelant une de leurs filles à son service. Cet heureux privilège devait se répéter quelques années plus tard dans la personne d'une des soeurs d'Émilie, Soeur Lavigne, des Soeurs Grises de Montréal, qui n'ayant pû persévérer à notre Providence pour défaut de santé, fut plus heureuse dans un autre essai et se voua, comme son ainée, aux oeuvres de la charité

À peine notre bonne soeur Joseph-Gabriel venait-elle de se consacrer à Dieu par les voeux de religion - 24 mars 1908 - que l'obéissance la désignait pour la mission sauvage de Lac Esturgeon, au Territoire du Nord-Ouest. Elle y passa les cinq premières années de sa vie religieuse et y remplit les fonctions obscures, mais doublement méritoires de cuisinière, dépensière, boulangère, à l'exception de la dernière année, où elle fut employée auprès des petits garçons de la mission, avec, en plus, la buanderie. Ces différents travaux toujours pénibles en eux-mêmes, l'étaient bien davantage dans une fondation comptant à peine deux années d'existence, et manquant d'accessoires pour l'exécution de tel ou tel emploi. Mais notre chère soeur n'en sentait guère la peine; elle eût voulu se sacrifier encore davantage pour le salut des âmes.

Cependant ses forces s'épuisaient et ses supérieures majeures durent la rappeler pour l'Hôpital Saint-Jean-de-Dieu où elle passa les 12 dernières années de sa carrière religieuse, à des emplois mieux proportionnés à ses forces: soin des malades à l'infirmerie des soeurs, compagne de la dépensière durant six années consécutives, après lesquelles la maladiel'obligera à des repos intermittents et lui fera remplir de petits offices, ça et là, jusqu'à ce que la souffrance devenue intolérable, nécessitera un repos complet.

Mais avant d'arriver à cette dernière phase de son existence, arrêtons-nous aux vertus que cette chère soeur a pratiquées d'une façon si admirable et dont le souvenir doit nous être précieux. Partout et toujours, disent les soeurs qui ont vécu dans son milieu, Soeur Joseph-Gabriel a manifesté la bonté de son coeur, son amour pour les pauvres et les malades, sa condescendance aimable et prévenante, son bon accueil pour tous. Nous avons déjà dit ce qu'était son amour pour le travail, ajoutons que rien ne lui coûtait pour rendre service et, par ses prévenances, elle allait même au-devant des désirs de ses officières à l'égard desquelles notre bonne soeur se montra toujours humble, soumise et d'humeur égale au milieu des contrariétés.

Sa piété, autre forme de son dévouement, lui faisait pratiquer la règle avec amour, sachant mettre de côté sa satisfaction personnelle quand il s'agissait du devoir à accomplir. C'est ainsi qu'un soir, une de ses parentes, religieuse, voulant luiparler, notre soeur lui fit remarquer que l'heure de la récréation étant passée, il n'était pas permis d'enfreindre le silence, et la pria d'attendre au lendemain.

Charitable dans ses conversations, elle s'observait si bien dès qu'elle s'apercevait de la moindre infraction, elle s'empressait de désavouer sa faute en déclarant sa culpabilité.

Reconnaisante pour ses supérieures et ses officières, elle n'avait garde d'oublier celle qui fut la première, en mission, à la guider dans les voies de la mission St-François-Xavier, à qui elle écrivait, chaque année, à l'époque de sa fête patronale,pour lui renouveler sa reconnaissance et le bon souvenir qu'elle conservait de sa première mission au Lac Esturgeon.

Sa tendre dévotion à la Sainte Vierge n'excluait pas celle qu'elle portait au chef de la sainte famille, devenu son patron, et qu'elle honorait de sa confiance. Aussi peut-on attribuer à ces augustes protecteurs l'assistance marquée qu'elle en reçut à ses dernièrs moments.

Dieu qui compte nos jours ici-bas et qui considère plus la valeur que le nombre de nos oeuvres, avait résolu d'appeler à lui sa fidèle servante. Atteinte depuis longtemps d'une maladie que le traitement médical n'avait pû vaincre, elle décida, endernier ressort, de se soumettre à l'opération chirurgicale, qu'elle subit le 14 avril 1925. Malheureusement, ce moyen extrême n'eut pas le succès espéré, car il suvint de graves complications qui enlevèrent tout espoir. Le premier mai au soir, la malade revenue à notre hôpital, demanda et reçut, la sainte communion avec une émotion visible. La nuit qui suivit fut des plus souffrantes, mais le lendemain, elle exprima de nouveau son ardent désir de communier en même temps que les autres malades. La supérieure s'étant rendue auprès d'elle l'aida à sa préparation, lui fit renouveler ses voeux et sa profession de foi. À peine eut-elle reçu son Viatique céleste, qu'elle demeura immobile et comme dans la contemplation d'un objet cher qu'elle embrasssait de son regard tendre et recueilli.

L'heure suprême approchait où notre chère soeur allait s'unir pour jamais à l'Epoux des Vierges. La messe était finie et le déjeuner des soeurs à peine commencé, quand on vint avertir la supérieure que la malade touchait à sa fin. Quelques minutes plus tard, elle expirait si doucement que c'est à peinesi nous avons pu saisir son dernier soupir. Nous regrettions que sa soeur, religieuse des Soeurs Grises, ne fût pas présente à ce moment, elle qui, auparavant, avait passé quelques jours auprès de cette chère soeur à qui elle était si attachée.

Les pieux parents assistèrent à son service qui eut lieu le 4 mai. Tous deux ne cessaient d'exprimer leur reconnaisance à notre supérieure pour les soins prodigués à leur chère enfant. Ils trouvèrent maintenant leur consalation dans la pensée quecelle qui s'est donnée tout entière à Dieu au printemps de sa vie, aura reçu un accueil favorable du Souverain Juge au moment de sa mort. Tel est aussi le sentiment de ceux et celles qu'elle a laissés ici-bas et qui la retrouveront au ciel!

Qu'elle repose à jamais dans la paix du Seigneur».





Reproduit intégralement du Petit Journal de la Providence, Vol XXII, 1925, 24ème année
(pp 467-473)