2 février 2016

Guillaume RICHARD dit LaFleur




La fameuse stèle. ©
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Vendredi 8 mai 2015, date du 70e anniversaire de la fin de la Seconde Guerre mondiale, et à l'occasion des 350 ans du départ des soldats de Carignan à...

Vendredi 8 mai 2015, date du 70e anniversaire de la fin de la Seconde Guerre mondiale, et à l'occasion des 350 ans du départ des soldats de Carignan à destination de la Nouvelle-France (actuel Québec), la commune a souhaité rendre un hommage particulier à Guillaume Richard. Connu et reconnu Outre-Atlantique, il n'en est pas de même dans son village natal de Saint-léger.

Nathalie Boudeaud, conseillère municipale initiatrice du projet de stèle en sa mémoire, a raconté la vie de Guillaume Richard, dit Lafleur. Celui-ci est né vers 1640 au Grand-Village, à Saint-Léger, où son père Jean était marchand de blé. Guillaume Richard s'est engagé dans le régiment de Carignan-Sallières et est parti de La Rochelle en mai 1665 à destination de Québec, en renouvelant son contrat avec le grade de sergent.

Il fut le premier commandant de garnison de Fort Frontenac, sur le lac Ontario, puis affecté à la garnison de Montréal. Il y rencontra sa future épouse Agnès TESSIER(fille d'Urbain TESSIER et de Marie Archambault), quitta l'armée et se maria en septembre 1675 avant de s'établir maréchal-ferrant et lieutenant de milice à la Pointe-aux-Trembles, à l'extrémité nord de l'île de Montréal. Huit enfants naîtront de cette union.
Urbain, le petit dernier, n'aura pas l'occasion de connaître son père qui, juste promu capitaine de milice, périra le 2 juillet 1690 avec 14 autres miliciens en sauvegardant Montréal d'un raid des indiens iroquois. Par cet acte, lors de la bataille de la Coulée-Grou, Guillaume Richard et ses camarades sont entrés dans la mémoire collective et les livres d'histoire du Québec.
À Montréal, une plaque commémorative, un boulevard, une salle de conférence à l'université, un hôpital et une école portent son nom. Et dans sa commune de naissance, il restait un parfait inconnu… Cette lacune vient d'être réparée en cette année anniversaire.
Pour clôturer la cérémonie, Nathalie Boudeaud a tenu à remercier les associations Pons-Sud-Saintonge-Québec et sa présidente Gislaine Chauvet pour le prêt de drapeaux québécois et d'un superbe tableau, le Cercle généalogique de Saintonge et son président Christian Siguret, ainsi que les membres descendants du frère de Guillaume, Mathurin Richard, Cyrille Albert et Georges Nouzarède, pour leurs travaux de recherches.

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