6 novembre 2011

Théophile LAVIGNE

Théophile LAVIGNE, cordonnier de Montréal, sympathisant du parti conservateur de John-A. MacDonald, catholique pratiquant, fils de Paul LAVIGNE et de Françoise BLAIS, de Montréal, époux de Flavie HURTUBISE, a été membre de l'armée canadienne des zouaves pontificaux, en 1868. Incorporé au premier bataillon qui fut expédié à Rome, entre mars et septembre 1868, pour aller défendre le Saint-Siège contre l'ennemi qui voulait démembrer les États pontificaux pour unifier l'Italie.

La famille Lavigne-Hurtubise habite Montréal et compte 7 enfants en 1868,
Théophile travaille le cuir dans un petit atelier, il est cordonnier.
À noter, deux de ses filles deviendront des religieuses de la
congrégation de la Providence(Normandine et Marie-Louise),
alors que son fils Edwin embrassera la religion presbytérienne!

«Le bataillon canadien des zouaves pontificaux est une unité de l'armée pontificale, formée peu avant la fin de l'existence des États pontificaux. Sa formation obéit tout autant à des considérations liées à la politique canadienne qu’à la situation italienne liée aux guerres d’unification par Garibaldi. les États pontificaux contrôlés par le pape s'opposaient pendant 16 siècles à l'unification des italiens en contrôlant une partie du territoire de l'Italie»

«Certains journaux encouragèrent la jeunesse du pays à s’enrôler dans cette armée et, en 1861, Benjamin Testard de Montigny devint le premier zouave pontifical canadien. D’autres le rejoignirent dans les années qui suivirent. Enfin, en 1867, la nouvelle de la bataille de Mentana, où un zouave canadien avait été blessé, parvint au pays et déclencha une nouvelle vague de ferveur papiste. Un comité fut formé dans le but de former un bataillon entièrement canadien de zouaves pontificaux.

En 1868, 135 hommes furent recrutés et expédiés à Rome. En tout, un peu plus de 500 zouaves furent recrutés et 388 Canadiens firent le voyage pour les États pontificaux.

«Sur place, les opérations militaires se limitèrent généralement à de longues patrouilles dans la campagne romaine, à la chasse aux « bandits ». L’expédition romaine fut surtout, pour les zouaves, une occasion de mise en condition idéologique à travers une longue série de pèlerinages, cérémonies et processions. Parallèlement, une intense campagne de propagande était organisée dans la province de Québec (créée en 1867) pour assimiler la défense du pape à une cause nationale canadienne-française. Le succès en est démontré par la disparition rapide des critiques dans la presse libérale.

D’ailleurs, à cette époque, le parti libéral était en nette perte de vitesse au Québec. La victoire conservatrice aux premières élections fédérales, garantissant la pérennité du projet de Confédération canadienne, avait été largement facilitée par l’appui du clergé au parti conservateur. Le gouvernement canadien ne souleva donc aucune objection à cette expédition d’une légalité douteuse.

Finalement, en 1870, la guerre franco-prussienne amena le départ des troupes françaises stationnées autour de Rome et qui formaient une force d’interposition entre les États pontificaux et l’Italie depuis 1864. Le 12 septembre, les troupes italiennes envahirent les États pontificaux. Le 20, le pape ordonna la reddition de ses troupes.

Quelques unités de zouaves canadiens continuèrent le combat un certain temps après avoir reçu l’ordre de déposer les armes. Ils furent arrêtés et forcés de défiler à travers les rues avant que l'ambassade britannique puisse obtenir leur libération et leur renvoi au Canada.

Malgré cette fin plutôt piteuse, un détachement de 212 zouaves reçut un accueil triomphal à Montréal, le 9 novembre. Certains ne revinrent pas : l’un se fit moine, deux s’engagèrent dans l’armée française et 9 étaient morts de maladie. Aucun zouave canadien ne fut tué au combat malgré quelques blessés légers.

La défaite militaire se transforma néanmoins en un triomphe pour le clergé catholique au Canada et s’inscrit dans le processus de monopolisation du nationalisme canadien-français par l’idéologie cléricale-conservatrice qui devait dominer la province de Québec pour près d’un siècle».




GÉNÉALOGIE
Lignée paternelle
Théophile LAVIGNE
Paul LAVIGNE et Françoise BLAIS
Louis LAVIGNE et Marie-Anne XANDRE
Louis LAVIGNE et Marguerite ROY
Louis LAVIGNE et Louise PÉPIN
Jean TESSIER et Catherine POITIERS
Urbain TESSIER et Marie ARCHAMBAULT

Source Ancestry; BMS2000; PRDH
Régiments des zouaves pontificaux canadiens; Le Canada et les Zouaves pontifuicaux par E Lefebvre de Bellefeuille
Photo Zouave Francis Brownel, M.Brady
Wikipedia

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