1 septembre 2011

Urbain TESSIER (1626-1689)


URBAIN TESSIER
(1626-1689)



En ce qui concerne Urbain Tessier, il est arrivé en Nouvelle France avant l'arrivée des soldats de Carignan. Il se marie vers l'âge de vingt ans alors que son épouse n'a que 12 ans et sept mois. Cela n'a pas altéré la santé de Marie Archambault, son épouse, car elle est morte à 83 ans après avoir donné naissance à 16 enfants.1666 Quebec Census Index

Nous avons très peu d'information sur Arthur Tessier. Il est né et a été baptisé vers 1590, à Breil, dans l'ancienne province d'Anjou (maintenant le Maine-et-Loire), en France. L' identité de ses parents et les circonstances de son baptême sont inconnues à ce jour. Arthus Tessier a épousé Jeanne Même vers 1620, à Breil, dans l'ancienne province d'Anjou (maintenant le Maine-et-Loire), en France mais nous ne connaissons pas la date et les circonstances précises de cet heureux événement. Arthus Tessier est décédé le 12 inhumé le 13 mai 1648 à Chasteau-en-Anjou. Il était un habile charpentier.

Nous avons très peu d'information sur Jeanne Même. Elle est née et a été baptisée vers 1602, à Breil, dans l'ancienne province d'Anjou (maintenant le Maine-et-Loire), en France. Elle est la fille de Noël Mesme et d'Urbane Boureau.

Château-la-Vallière est une commune française, située dans le département d’Indre-et-Loire et la région Centre. Ses habitants sont appelés les Castelvalériens, Castelvalériennes.La commune se situe à 35 km au nord-ouest de Tours (Indre-et-Loire), 55 km au sud du Mans (Sarthe) et à 60 km à l'est d'Angers (Maine-et-Loire).Sous l'Ancien Régime, Château-la-Vallière faisait partie intégrante de l'Anjou et plus précisemment de la sénéchaussée secondaire de Baugé (dépendante de la sénéchaussée principale d'Angers) jusqu'à la Révolution française.
La localité était dénommée « Châteaux-en-Anjou » avant qu'en mai 1667, Louis XIV n'érige Vaujours (actuelle commune de Château-la-Vallière) en duché et ne l'offre à Louise de La Vallière, son ancienne maîtresse.
Lors de la création des départements français en 1790, toute la partie orientale de l'Anjou, de Château-la-Vallière au nord jusqu'à Bourgueil au sud en passant par le domaine du château de Gizeux, fut rattachée au tout nouveau département de l'Indre-et-Loire.(Ébauche Wikipédia)

Urbain Tessier est né le 10 février 1626 à Breil, Maine-et-Loire, France. Le recensement de 1666 lui donne 42 ans, celui de 1667, 40 ans, et celui de 1681, 55ans. Au moment de sa sépulture en 1689, on le croit âgé de 70 ans. Ne sachant ni lire, ni écrire, il est juste de penser qu'il ignorait son âge véritable. Son acte de mariage, à Québec, le fait venir de Chasteau-en-Anjou, auj. Château-Lavallière(Indre-et-Loire), et le dit fils d'Artus Tessier et de Jeanne Mesme.
Trois autres localités portaient aussi le nom de Châux(Château) dans la région d'Angers: Château-Gontier, Châteauneuf et Château-Penne. Des recherches effectuées dans la localité la plus populeuse, Château-Gontier,
par le père Archange Godbout, ofm, ne nous ont rien appris sur la famille d'Urbain Tessier. Hormis d'avoir trouvé un Claude LeTessier, avocat au présidial de la localité, en la paroisse St-Jean, époux de Marie Bignon qui baptise un fils(jacques) le 25 septembre 1679, aucuns indices menant à notre ancêtre, impossible de relier ce Claude LeTessier à Artus Tessier.  Sa présence est remarqué à Ville-Marie dès l'hiver de 1647 alors que M. de Maisonneuve lui concède une terre le 10 janvier 1648.

Urbain Tessier semble avoir été recruté par Monsieur de la Dauversière durant l'hiver de l'année 1640 pour répondre à l'appel de la Compagnie des Associés de Notre-Dame pour venir défricher l'île de Montréal. Nous croyons que Tessier fut engagé pour son habilité à manier le godendart comme scieur de long. Il manquait à la recrue lors du départ un ouvrier, "un habile charpentier qui, se voyant libéré de ses engagements précédents alla s'offrir de lui-même à Monsieur de la Dauversière".(E.-M.Faillon, tome II, page 417). cet ouvrier dont l'histoire n'a pas retenu le nom pourrait être Urbain Tessier.
Aucuns documents historiques ne confirme la présence d'Urbain Tessier parmi les compagnons de M. Chomedey de Maisonneuve en 1641 lors de la grande traversée de l'Atlantique.
À La Flèche, les religieuses Hospitalières de St-Joseph ne possèdent rien sur les premières recrues de 1641, leurs plus anciennes archives remontent à 1653. Aux Archives départementales de la Charente-Maritime, il n'y a aucun Urbain Tessier dans les fichiers. Au port de Rochefort, les archives commencent en 1680. Aux Archives nationales de Paris, on nous précise que les actes notariés ainsi que les archives de la Sarthe ont déjà été exploitées sans succès. Les régistres de Château-Gontier, consultés par le Révérend Père Archange Godbout, ne nous apprennent rien non-plus sur la venue d'Urbain Tessier en Amérique.

Urbain Tessier provient de l'Anjou, une région réputée pour ses bons vins, notamment au 17ème siècle alors qu'elle servait de clos aux Rois de France et où les paysans s'affairaient à planter en vignes tous les côteaux ensoleillés et pierreux. Une région pauvre et déchirée par les conflits religieux entre catholiques et protestants. Les fils d'Urbain Tessier ont portés les surnoms "dit Lavigne", "dit Chaumine",
"de la Tessonière", "dit St-Martin".
"Dit Lavigne" parce qu'il a vécu proche d'une culture de vignes ou parce qu'il aimait le bon vin.

Urbain Tessier pourrait aussi être arrivé en Nouvelle-France(Québec) au printemps 1647, en même temps que Paul Chalifou, peut-être de la même traversée.
Paul Chalifou était un hughenot, né et baptisé en 1612 au temple calviniste de St-Yon de La Rochelle, il aurait abjuré avant 1644.
Les deux pionniers, Tessier et Chalifou, se sont mariés à Québec le même jour,
le 28 septembre 1648, aux deux soeurs, les filles de Jacques Archambault et Françoise Toureault(originaires de Dompierre-sur-Mer en Aunis).
Tessier et Chalifou pratiquent le même métier, ils sont des charpentiers.
L'on sait que Chalifou venait de Périgny(Aunis), fils du laboureur Paul et de Marie Gaboury; pour sa part, Tessier dit venir de Chasteau-en-Anjou.
Si cela s'avère exact, cela veut dire qu'Urbain Tessier a traversé l'Atlantique sur le bateau appellé "LA MARGUERITE".

Le 10 janvier 1648; Concession accordé à Urbain Tessier dit Lavigne sur l'île de Montréal par M.de Maisonneuve.(E.Z.Massicotte)

Début mai 1648; Construction probable d'une maison pour Urbain Tessier et sa future épouse, Marie Archambault.

Le 28 septembre 1648; Mariage de Urbain Tessier, de la paroisse de Chasteau en Anjou, fils d'Artus Tessier et de Jeanne Meine, et Marie Archambault, fille de Jacques Archambault et de Françoise Thoureault.(BMS Québec)

Le 10 mai 1651; À 2h de la nuit, les Iroquois mettent le feu aux maisons d'Urbain Tessier et de Michel Chauvin, les deux beaux-frères.(Journal des Jésuites)

Le 8 octobre 1650; Drame dans la famille. Michel Chauvin est reconnu coupable de bigamisme et confessa de sa pure et franche volonté, sans aucune force ni contrainte, en présence du Père Pijart, curé de Villemarie, de M. de Maisonneuve, gouverneur de Villemarie, et de Gilbert Barbier, qu'en effet il avait épousé, en France, Louise Délisle, sept ans avant qu'il partit pour le Canada.(Faillon, II, 209)
Michel Chauvin était le beau-frère d'Urbain Tessier, ayant épousé Anne Archambault durant l'été 1647 à Québec.

Le 18 juin 1651; il y eut un autre combat qui fut le plus heureux que nous ayons eu, car un très grand nombre d'Iroquois ayant attaqué quatre de nos Français, ces quatre hommes se jetèrent dans un méchant trou nommé Redoute qui était entre le château et un lieu appelé la Pointe-Saint-Charles au milieu des abattis et des fredoches. Là, résolus à vendre chèrement leur vie, ils commencèrent à la disputer à grands coups de fusils. À ce bruit, un de nos anciens habitants, nommé LAVIGNE, accourut tout le premier, étant le plus proche du lieu attaqué. Il fit cela avec une audace surprenante et un bonheur admirable, car passant seul avec une légèreté et une vitesse extraordinaire par-dessus tous les troncs abattus pour venir à ses camarades, il donna en quatre embuscades iroquoises les unes après les autres et essuya soixante ou quatre-vingt coups de fusil sans être blessé et sans s'arrêter aucunement jusqu'à ce qu'il eut joint ces pauvres assaillis, qui ne furent pas peu animés par son courage. Ce tintamarre ne tarda pas à émouvoir nos Français qui, étant toujours prêts à donner la chasse, s'en vinrent secourir nos gens par l'ordre de M. le Gouverneur. Ensuite les Iroquois ayant imprudemment laissé aller tous leurs coups de fusil, nos Français, qui eurent plus de patience, tirèrent alors sur eux à plaisir. Les Iroquois, se voyant tomber de tous les côtés par leurs décharges, ne songèrent plus qu'à s'enfuir. Mais comme les arbres abattus étaient fort gros, à mesure qu'ils se levaient pour s'en aller, on les descendait à coups de fusil. À la fin, ils y laissèrent parmi les morts vingt-cinq ou trente des leurs, sans les blessés qui s'en allèrent.(Dollier de Casson, Histoire du Montréal, 1640-1672)

Le 18 septembre 1651, M. Chomedey de Maisonneuve accordait une concession de 30 arpents proche le lieu destiné pour la construction de la ville, avec un arpent dans l'enclos d'icelle joignant d'un côté Jean Desroches et d'autre côté Jacques Archambault. Lorsqu'en 1672, il fut question d'un site pour construire l'église Notre-Dame, on décida d'échanger un demi-arpent de terre acheté d'Agathe de St-Père contre un autre demi-arpent "tenant d'un côté aux terres d'Urbain Tessier et d'autre côté aux terres non concédées, le tout proche et tenant la rue et place de l'église"(Minute Basset, 16 juin 1672).

Cette terre de 30 arpents concédée hors de la ville se situe aujourd'hui entre les rues St-Urbain, des deux côtés, et Craig en montant jusqu'à la rue Sherbrooke. Quant à l'arpent situé à l'intérieur de l'enceinte de la ville, il comprenait la majeure partie de la Place d'Armes actuelle et le terrain de la Banque de Montréal.Sur une plaque apposée sur la facade le l'édifice The Royal Trust Company, rue St-Jacques, nous pouvons lire l'inscription suivante:
"""This building is erected on part of the original concession
to Urbain Tessier dit Lavigne being the 8th grant made to an
individual in the island of Montreal""""

Le 30 mars 1653; Ratification à Paris par le bureau de la Compagnie Notre-Dame-de-Montréal de la concession donnée à Urbain Tessier en septembre 1651. Cette concession "commençant pour la largeur, vingt perches proche de ladite ville, qui commencera aux bornes qui ont été mises et continuer pareille largeur dans la profondeur de l'île, tirant au nord ouest quart ouest jusque à la dite quantité de trente arpents...à charge d'un liart de censive pour arpent et cinq sols de censive pour l'arpent qui est dans l'enclos de la ville et autres droits seigneuriaux suivant la coutume de Paris... et de bâtir, défricher et faire valoir les dites terres et laisser les chemins que le gouverneur de Montréal jugera nécessaires pour la commodité publique..."(greffe B.Basset dit Deslauriers)

1653; Urbain Tessier construit une maison sur son arpent de terre reçu en concession de M. de Maisonneuve. À la suite des plaintes des citoyens et taxée de mauvaise réputaion, on l'appelait "la vuide-bouteille", parce qu'Urbain Tessier y recevait quelques compagnons les soirs de durs labeur pour y boire quelques bouteilles de vin oui de rhum, il dût s'en départir au profit de son beau-frère Gilles Lauzon, le 30 mars 1655.

Le 3 février 1654; Mariage de Jean Gervaise, recruté en 1653, fils d'Urbain Gervaise et de Jeanne Pébise, de la localité française de Souvigné en Anjou, et Anne Archambault, la malheureuse victime de Michel Chauvin,
donna par le fait même un bon et heureux exemple dans la colonie.(Faillon, II, 211)

Le 15 février 1654;Monsieur de Maisonneuve, gouverneur de l'île de Montréal, accorde une allocation de 600 livres tournois à Urbain Tessier pour s'assurer qu'il s'établisse définitivement à Ville-Marie. Le même jour, Jacques Archambault, son beau-père, reçoit aussi une allocation. (Faillon, II, 187)

Le 13 octobre 1654; Urbain Tessier, Lambert Closse et Pierre Gadois, assistent au mariage de Pierre Vilain, fils de Jean Vilain et de Jeanne Marche, et Catherine Lorion, fille de Mathurin Lorion et de Françoise Morine, célébré par M. Claude Pijart, curé de Villemarie.

Le 13 octobre 1654; Urbain Tessier, Lambert Closse et Pierre Gadois, assistent au mariage de Jean Lemerche, fils de Jean lemerche et de marie Blondeau, et de Catherine Hureau, fille de Jean Hureau et de Guillemine Laroussière, célébré par M.Claude Pijart curé de Villemarie.

Le 13 octobre 1654; Urbain Tessier, Lambert Closse et Pierre Gadois, assistent au mariage de Pierre Godin, fils de Claude Godin et de marie Bardin, et Jeanne Rousselière, fille de Louis Rousselière et de Isabelle Parisé, célébré par M. Claude Pijart curé de Villemarie.

Le 30 mars 1655; Vente d'une maison; par Urbain Tessier dit Lavigne, à Gilles Lauzon.(greffe R.L.Closse)
"Contract de vente de Cinquante perches de terre et Maison fait par Urbain tessier A Gilles Lozon Du 30 mars 1655 avec une quittance dudit Tessier audit Lauson du 5 novembre 1656. Par devant nous Lambert Closse commis au greeffe et tabellionnage de villemarie en la nouvelle france et isle de Montreal fut present en sa personne urbain tessier dict la vigne lequel a vollontairement vendu & ceddé et quitté et transporté et promet garantir a gilles lauson a ce present et acceptant pour luy ses successeurs et aiant cause une maison et la quantité de cinquante perches de terre cinq de large et dix de long sur laquelle terre est situé la dicte maison apartenant audict lavigne Moiennant le prix et Somme de trois cent trante livres tournois argent franc audict vendeur Scavoir la Somme de cent cinquant livres a la St-Michel du moy de Septembre prochainement venant et le reste a pareille jour de st-Michel que l'on comptera vingt neuvième septembre mil Sil cent cinquante six le tout a la charge des droits Seigneuriaux envers les seigneurs de Montreal que le dict lauzon a dict bien scavoir et connoistre faict et passé au fort de ville marie ce trantiesme mars mil Six cent cinquante cinq present Jean Gervaise robert le cavellier gilbert barbier tesmoins Soubsignez et le dict tessier et Lozon ont desclaré ne Sçavoir escrire ni Signer"
(greffe L.Closse)

Le 30 mars 1655; Marché de soins médicaux entre Urbain Tessier dit Lavigne, Louis Guertin, Nicolas Millet, Gilbert barbier, Marin Janot, Simon Galbrun, Jacques Mousseaux, Louis Broussault, André Dumay, Hean Dumay, Gabriel lescel dit Duclos, Jean Aubuchon, Jacques Archambault, Gilles Lozon, Jacques Beauvais, Jean Valays, Jean Olivier, Robert Godbout, Jean grimart, Sébastien Odio dit Laflèche, Jean Gervase, Julien Dobigeon, Louis de Lasaudraye, Bernard de Renne, Jacques Morin, Jean Descarrys, Jean Millot, André Hurtebize, Pierre Godin, René Bondy, Etienne Lair, Mathurin Langevin, Jean Lemercher, Pierre Chauvin, Pierre Piron, marin Hustebize, tant pour eux que pour leur femme et enfants; et Étienne Bouchard, maître-chirurgien, de Villemarie.(greffe R.L.Closse)
Urbain Tessier, Marin Janot, Jean Descarrys et plusieurs autres habitants de Ville-Marie concluent un marché de soins médicaux avec le chirurgien Étienne Bouchard. Ces derniers s'engagent à payer 100 sols annuellement au chirurgien afin que celui-ci les soignât, eux, femme, enfants, dans toutes leurs maladies à l'exception de la peste, de la lèpre, du mal caduc, de la grosse vérole et du mal de la pierre.
Couper les cheveux, arracher une dent, amputer un membre, purger les malades, opérer et panser les blessures sont la responsabilité du chirurgien Etienne Bouchard.

Le 25 septembre 1656; ("Saisye et arrets faict entre les mains d'Urbain tessier dit la Vigne sur ce qu'il doibt a Etsienne de Lafond. Par devant Nous Jean de St pere Commis au greffe Et tabellionnage de villemarie dans l'Isle de montreal fut present en Sa personne Jean Gervais habitant dudit villemarie Lequel en la presence des temoings soubz Signes a faict arest entre les mains d'Urbain tessier dict la Vigne aussi habitant dudict Villemarie de la somme de Soixante livres tournois a landroict destienne de la fong habitant des troix-rivières Sur ce que le dict tessier doict aud. la fong faict et passé au dict Villemarie Le vingt cinquiesme Jour de Septembre mil Sic cents Cinquante Six. Signé par Pierre Gaudin, Nicolas Dodé et Jean De Sainst-Pere.") (greffe J. de St-Père)

Le 5 novembre 1656; "Le cinquiesme jour de novembre a Comparus urbain tessier dict la vigne Lequelle a recogneu et confessé Et par ces presentes recognois Et confesse avoir eu Et receu de gilles Lauzon la somme de trois cent trante livres tournois pour paiement de la terre Et maison ci dessus mentionnée de laquel somme ledict la vigne se tient pour comptant Et satisfait Et enquitte ledict Lauzon Et tous autres. Faict et passépar devant Jean de Sainct pere Commis au greffe et tabellionnage de villemarie le cinquiesme jour du mois de novembre miol six cens cinquante six Et a déclaré le dict lavigne ne scavoir escrire ni signer en presence des tesmoings soubsignés. Signé par N G(paraphe) Nicolas Hubert E De Sainctpere"(greffe J. de St-Père)

Le 27 novembre 1656; Mariage de Gilles Lauzon, fils de Pierre Lauzon et de Marie Boivin, de la paroisse St-Julien de Caen, Calvados, France, a épousé Marie Archambault, cadette de Jacques Archambault et de Françoise Tourault, à Villemarie.

Le 29 septembre 1657; Présence d'Urbain Tessier au baptême de Michelle Lozon, fille de Gilles Lozon et de Marie Archambault.

Le 9 avril 1658; Obligation de Urbain Tessier, habitant, de l'île de Montréal, à Gabriel Souart, prêtre curé, de la paroisse de Villemarie.(greffe B.Basset dit Deslauriers)
Urbain Tessier s'engage par contrat à fournir au sulpicien Gabriel Souart, curé de Ville-Marie, deux cent planches de pin à la St-Michel prochain et cent autres à la St-Martin moyennant la somme de 150 livres en or, que Jacques Leber devait employer à l'achat d'un boeuf pour le profit de Tessier.

Le 8 avril 1659; Procès-verbal de séoaration de terres entre Jean Desroches et Urbain Tessier dit Lavigne, de Villemarie en l'île de Montréal.(greffe B.Basset dit Deslauriers)

Le 7 janvier 1660; Urbain Tessier et ses 2 beaux-fères(Gilles Lauzon-Jean Gervaise) assistent au mariage de Laurent Archambault, fils de Jacques Archambault et de Françoise Thoureault, son beau-frère, et de Catherine Marchand, fille de Pierre Marchand et de Geneviève Lespine, célébré à Villemarie.

Le 24 mai 1660; Quittance générale et réciproque entre urbain Tessier dit Lavigne et Jacques Beauvais dit St-Jame, habitant, de Villemarie en l'île de Montréal.(greffe B.Basset dit Deslauriers)
Jacques Beauvais reconnait que Urbain Tessier s'est acquitté des journées de labour qu'il devait lui fournir pour le paiement d'un boeuf.
À cette époque, l'argent monnayé était rare, les diverses transactions se faisaient souvent par des échanges "parce que l'argent n'y fait pas pour la subsistance des personnes ce que font les denrées"(Faillon, II, 240-241)

Le 21 mars 1661; On remarque la présence d'Urbain Tessier au baptême de Louise Lozon, fille de Gilles Lozon et de Marie Archambault.

Le 24 mars 1661, sur la concession d'Urbain Tessier, 15 hommes se sont mis à l'ouvrage, hors des limites de la ville. Attaqués par environ 250 Iroquois, munis de leurs armes, les Français se défendent avec courage et intrépidité et malgré l'intervention d'autres Français occupés à défricher dans le voisinage, les assaillants ont vite raison du groupe, tuant 4 colons et emmenant 6 autres en captivité. Urbain Tessier fut fait prisonnier
par les Iroquois ce jour-là et emmené dans un village onnnontagué du Haut-Richelieu.

Le 22 juin 1661, on apprend par des Français revenus à Villemarie que Pierre Cauvin et Michel Messier sont morts torturés par les Onéyouts. "Pierre Cauvin dit le Grand Pierre pris par les iroquois d'Onnontagué avait déclaré à plusieurs de ses concitoyens, également captifs dans ce pays, que, s'il venait à être mis à mort ou condamné à un esclavage perpétuel, il donnait son bien à l'Église de Villemarie. Cauvin périt, en effet, par le supplice du feu; et comme il n'avait pû faire de testament avant sa mort,plusieurs de ses compagnons de captivité, ramenés ensuite, s'empressèrent de faire connaitre sespieuses dispositions".(Faillon, II, 23)

Le 12 octobre 1661, Tècle Cornélius, un Irlandais, "déclara, qu'étant prisonnier à Onnontagué avec plusieurs autres, Pierre Cauvin lui avait témoigné qu'en cas de mort il donnait son bien à l'Église. Marin Janot dit Lachapelle, conduit aussi dans le même village au printemps 1661, assura avoir appris de la bouche d'Urbain Tessier dit lavigne que telle était l'intention de Cauvin; ce qui fut confirmé par Michel Paroissien, également prisonnier des Iroquois, et à qui Urbain Tessier avait fait la même déclaration".(Faillon, II, 24)

Ches les Onnontagués, la coutume veut que les prisonniers soient répartis en trois lots. Les adoptés, les esclaves et les codamnés au poteau. Peignés, huilés de frais, si l'on peut dire, les femmes iroquoises font leur choix suivant les commandes qu'elles ont passées et les pertes humaines de la campagne. Les adoptés sont aussitôt libérés, lavés, soignés et habillés. Ils vont prendre la place des guerriers morts au combat, et se plient volontiers à ce rééquilibrage du nombre auprès des veuves indiennes. C'est d'ailleurs leur intérêt de coopérer, car s'ils refusent, ils sont aussitôt dirigés vers les poteaux de torture. Pendant que les esclaves sont attachés et jetés dans une cabane, les condamné, les plus nombreux, sont répartis à grandes exclamations parmi les fifférents groupes du clan. Plus il y a de prisonniers, plus le chef de guerre assure sa puissance. Même les enfants iroquois touchent un ou deux suppliciés. Quoi qu'il arrive, les femmes sont toujours servies en premier...Les adoptés ne sont absolument pas obligés d'y prendre part, mais s'ils participent aux réjouissances, ils montrent une excellente éducation...(Soyez, 68)
Les condamnés sont liés aux poteaux. On coupe les doigts l'un après l'autre avec les dents, ou bien on les brûle jusqu'à la main dans un fourneau de pipe. On scalpe, évidemment parfois avec l'ongle, parfois avec une arête de poisson. On écorche vif un membre, un ventre. On arrache les testicules et on coupe la verge avec une hache rougie. On arrache les muscles en tordant les tendons sur un morceau de bois fendu. On tranche les articulations. On brûle le crâne à vif avec des pierres chaudes ou des brandons. On brise les dents, tranche le nez, les oreilles. On oblige le prisonnier à manger un morceau de sa propre chair. Lorsqu'il est mort, on lui arrache la tête et son tortionnaire, celui qui l'a le mieux torturé, femme, enfant ou guerrier, se gorge de son sang. Lecorps depecé est jeté dans une marmite d'eau boullante préparée à l'avance. Le malheureux finira dévoré par ses ennemis. les esclaves travaillent jusqu'à ce qu'ils s'échappent ou meurrent de besoin. Quand aux adoptés, ils font définitivement partie du clan et même du peuple jusqu'à participer, s'ils le veulent, aux guerres futures.(Soyez, 69-70)

Urbain Tessier est un solide gaillard. Il est sûr qu'il passa au poteau de torture ou on le brûla et ou on lui arracha un doigt mais, selon toute vraisemblance, nous pouvons croire qu'il fut adoptée par une femme iroquoise, ce qui lui sauva la vie.
"Un d'eux, avant l'arrivée du Père Lemoyne, se laissant aller au mauivais exemple, était vtout prêt de s'abandonner au vice, et d'embrasser la vie de sauvage, ayant déjà lié partie avec quelques iroquois pour les accompagner en guerre; il est vrai que Dieu le retenait toujours comme par la main, disons plutôt par un doigt, qui lui ayant été coupé au commencement de sa prise, ne se guérissait point".
Ce prisonnier dont il est question dans les Relations des Jésuites, Éditions Twaites, 202, pourrait bien être Urbain Tessier dit Lavigne.

Dans ses Écrits autographes, Marguerite Bourgeois témoigne de Lavigne, "que l'on avait ramené du pays des Iroquois, car il avait été pris, et les Sauvages lui avaient arraché un doigt".(Faillon, II, 447)

Ce doigt qui ne guérissait point, "quoi qu'on y eut appliqué tous les remèdes ordinaires, c'est le Père Simon Lemoyne qui remédia à son problème, lui conseillant quelques dévotions envers la Ste-Vierge. Urbain Tessier, semble-t-il, écouta les conseils du Père Lemoyne, si bien qu'en peu de jours il fut délivré de la tentation, et guéri du mal qu'il avait en la main depuis plus de six mois.
Il a ensuite fort bien employé cette main, en quelques façon miraculeuse, s'en servant à baptiser lui-même les enfants, que non seulement il cherchait dans toutes lescabanes, mais il allait encore attendre au passage les caravanes des Sonnontoêronnons(autre famille iroquoise), qui vont en grandes bandes, en traite, de peur d'être rencontrés de leurs ennemis. Il arrêtait donc toutes les mères avec leurs enfants dans quelque défilé, et les savait si bien gagner, qu'en peu de temps il a baptisé plus de 60 enfants...(Relations des Jésuites, Twaites, XLVII, 203)

À Villemarie, entre temps, Marie Archambault vit des jours angoissants. Nul ne sait encore si Urbain Tessier est vivant ou mort, on appréhende le pire. Le 7 juin 1661, lorsque nait l'enfant de Marie Arcahmbault, enceinte lors de la capture de son mari en mars dernier, nous pouvons lire au régistre la mention suivante: "Urbain Tessier, habitant, pris par les Iroquois, le 24 mars dernier, et on ne sait pas s'il est mort ou en vie".

Le 29 août 1661, quelques sauvages Iroquois sous les ordres du chef de guerre Outréouti dit la Grande Gueule attaquant autre groupe de colons en train de faire la moisson. Quelques minutes de combatset M. Le Maistre, prêtre de St-Sulpice, y trouve la mort. Le chef Outréouti dit la Grande Gueule coupa la tête de M. Le Maistre. Après qu'ils eurent décapité M. Le Maistre, ils mirent la tête dans un mouchoir blanc, qu'apparemment ils avaient pris dans la poche du défunt; et l'ayant emportée dans leur bourgade, il arriva une merveille qui mérite d'être écrite, pour votre édification. C'est la face de M. Le Maistre, et tous les traits de son visage demeurèrent empreints sur la toile de ce mouchoir, en sorte que ceux qui avaient eu l,avantage de le connaitre pendant sa vie, le reconnaissaient parfaitement.(Faillon, II, 446)
Urbain Tessier fut l'un de ceux qui furent ainsi saisi de frayeur en voyant la tête de M. Le Maistre gravée dans le mouchoir.

Dans ses Écrits autographes, Marguerite Bourgeois autenthifie les propos d'urbain tessier: "Il me dit que cela était bien vérifiable(qu'il en était assuré), non pour l'avoir entendu dire, mais pour l'avoir vu; qu'il avait promis tout ce qu'il avait pû aux sauvages pour avoir ce mouchoir, les assurant que quand ils serait à Villemarie il nemanquerait pas de les satisfaire, ce que cependant, ils ne voulurent pas accepter, disant que ce mouchoir était pour eux un pavillon pour aller à la guerre et qu'il les rendrait invincibles".(M Bourgeois, Écrits autographes)

François Dollier de Casson, qui fut curé de Villemarie, confirme les mêmes faits: "Lavigne, ancien habitant de ce lieu, homme des plus résolus, comme on l'a vu dans cette histoire, m,a dit avoir vu le mouchoir imprimé, comme je viens de le dire, lorsque, étant prisonnier chez les Iroquois, ces malheureux retournèrent chez eux après avoir fait ce méchant coup. Il assure qu'à leur arrivée, le chef de ce parti ayant tiré le mouchoir de M. Le Maistre, et lui Lavigne reconnaissant ce visage, cria de la sorte au capitaine: AH MALHEUREUX, TU AS DONC TUÉ OAOUANDIO(c'est le nom que les Iroquois donnait à M. Le Maistre), CAR JE VOIS SA FACE SUR CE MOUCHOIR!
Alors, ces sauvages, honteux et confus, ressèrerrent le mouchoir, sans que depuis ils aient voulu le donner, ni même le montrer à personne, et même au révérend Père Lemoyne qui, sachant la chose, fit tout son possible pour l'avoir".(Dollier de Casson, Histoire de Montréal, 159)

Le 31 août 1662, Urbain tessier dit Lavigne et quelques autres prisonniers furent libérés par les Iroquois. Dès leur arrivée à Villemarie, "dès qu'ils eurent mis le pied à terre, ils se rendirent immédiatement à l'église, pour protester, au pied des autels, qu'après Dieu ils étaient revevables de leur vie à la protection de la Ste-Vierge Marie".(Faillon, II, 450-451)
Urbain Tessier a été captif en pays iroquois durant 525 jours.

Le 1 février 1663; Sous les ordres de Claude Robutel, sieur de St-André, constitution de la 8ème escouade de la Milice de la Ste-famille, avec Urbain Tessier, Jean Gervaise, Robert Le Cavelier, Bénigne Basset, Jacques Leber, et Charles Lemoyne.(Faillon, 1,cit.III,17)
Vingt escouades de 7 hommes furent constitués pour défendre Ville-Marie. Claude Robutel, sieur de St-André, fut nommé caporal de la 8ème escouade de la milice dite Ste-Famille.

Le 24 octobre 1663; Contrat de cession de la redoute par Jacques Archambault, Urbain Tessier et François Bailly à Jean Auger dit Baron. (greffe B.Basset dit Deslauriers)

Le 2 novembre 1663; Cession de droits sur une redoute nommée La Redoute de l'Enfant-Jésus; par Jacques Archambault, Urbain Tessier dit lavigne et Marie Archambault, son épouse, et François Bailly dit lafleur, habitant, de l'île de Montréal, à Jean Auger dit Baron.
"Par devant Bénigne Basset Commis au freffe et tabellionnage de Villemarie pour les seigneurs de ladite Isle & Notaire royal de Montreal et tesmoins soubzsignez furent present en leurs personnes Jacques Archambault Urbain Tessier dit la Vigne françois bailly dit lafleur habitans y demeurant sy faisant & portant fort pour les interessez en une Redoute Nommée la Redoute de l'Enfant Jésus scyse et scytuée et au bout de la Concession dudit Tessier et a Eux donnez par Monsieur le gouverneur de ladite Isle Lesquels de leur bon gré franche Volonté et pour tenir le lieu ou ladite Redoute est scytuée en asseurance Contre lincursion des Ennemis ont Ceddé quicté transporté et délaissé et Comme par ses présentes Ils Ceddent quictent transportent et delaissent des Maintenant a toujours sans aucune garantye a Jean Auger dit baron aussy lun desdits Interessez a ce present et acceptant pour luy et les siens tous les droicts Noms raisons et actions que lesdits Interessez ont et peuvent avoir & pretendre en la propriétté de ladite Redoubte aux charges Clauses et Conditions qui Ensuivent Scavoir que ledit baron sera tenu et Obligé garder ou faire garder a ses frais et despens Incessamment tant de Jour que de Nuict ladite Redoute en sorte qu'elle puisse estre desfendue Contre lesdits Ennemis Laquelle estant ladite Redoute prise desmolie ou bruslée par lesdits Ennemis ou par la faute et mauvais soing dudit baron Iceluy baron sera tenu et obligé en faire faire une pareille et sur le mesme lieu ou elle est scytués a ses frais & despens sans que pour ce Il puisse prétendre ny demander aucun remboursement ausdits Interessez que ledit baron Ne pourra Vendre ny desmollir ny transporter ladite Redoute du lieu ou elle est scytuée qu'au preallable Il ne soit basty sur sa concession qui est au bout de celle dudit la Vigne d'Une maiso qui soit de desfence Contre lesdits Ennemis Ce questant Ou arrivant Il pourra si bon luy semble en faire et disposer Comme de son propre et loyal acquet. Et Dautant que ladite redoute est bastie sur la Concession dudit Tessier, ledit tessier personnellement estably Comme dessus avec marie Archambault sa femme de luy sufisamment authorisée pour lesfects des presentes Ont pour faciliter le moyen que ladite redoute soit gardée ainsy que dessus Est dit ceddé quicté et Transporté et dellaissé audit baron a ce present et acceptant Comme dessus pour lui et les siens Un arpent de terre en quarré de sa Concession sur lequel partye de ladite Redoute est bastie pour le prix et somme de cent livres tournoys que ledit Baron Sera tenu et obligé payer audit Jacques Archambault en Un seul payement qui escherra au Jour et feste Saint martin dhiver de l'année que lon contera gbi soixante et Cinq et ce en bled froment Castor ou argent Monnoyé le tout bon et recevable au prix et somme de Ce lieu Lequel Archambault a ce present et acceptant ladite somme de Cent Livres Et au moyen Dicelle sera tenu et Obligé Remplacer audit Tessier et les Siens, Un arpent de terre qui sera pris sur et au bout de la Concession dudit Archambault Joignant la terre et Concession dudit Tessier scavoir
dix perches de larges & dix perches de long a commencer sur et au bout deladite Concession dudit Archambault en tirant Vers le grand fleuve saint Laurent Ledit Contract de Cession et Transport fait par lesdits Interessez au profit dudit Baron et les Siens a la charge quyl sera Agréé par Monsieur le gouverneur de ladite Isle sans lequel Lesdits Interessez Ne Consentent Iceluy Contract qui demeurera Nul, si mondict Sieur le gouverneur ne lagréé, car Ainsy a Esté accordé entre lesdits partyes qui ont promis avoir le tout pour agreable et ny contrevenir, S'Obligeant & Renonçant & Faict & passé en ladite Isle de montreal en lestude du Notaire susdit lan mil six cent soixante et trois le deuxième Jour de Novembre apres Midy en presence des Sieurs Jean gervaise et Jean baudouin Tesmoins a ce requis et soubzsignez avec ledit Bailly, lesdits Jacques Archambault Urbain tessier et ladite Marie Archambault ayant dit & déclaré ne scavoir Escrire ni Signer de ce Enquis suivant lordonnance, approuvé sept mots en ratures.
(Signature) Paul de Chomedey. bailly. Jean Auger et Basset notaire royal(greffe B.Basset dit Deslauriers)

Le 2 mars 1664; Election des Juges de police. Au hangar de Villemarie, à l'issue des vêpres, conformément au règlement de Monsieur le gouverneur Paul de Chomedey, s'est tenue une assemblée pour élire cinq Juges de police.
Urbain Tessier a reçu 2 votes sur 226 votants. Les élus furent Louis Prudhomme(23 votes), Jacques Lemoyne(23 votes), Gabriel Celle dit Duclos(19 votes), Jacques Picot dit Labrie(24 votes) et Jean Leduc(19 votes). Le principal handicap d'Urbain Tessier est qu'il ne sait ni lire ni écrire. On lui reconnait cependant son courage et sa droiture.(greffe B.Basset)

1664; Confirmation de Paul, Laurent et Louise Tessier à Montréal par Monseigneur François de Montmorency-Laval, vicaire apostolique de la Nouvelle-France.

Le 19 octobre 1665; Urbain Tessier dit Lavigne et son beau-frère(Laurent Archambault) asistent au mariage de Pierre Charron, fils de Pierre Charron et de Judith Martin, et Catherine Pilliat, fille de Pierre Pilliat et de marguerite Moulinet, célébré par M. le curé Gabriel Souart de Ville-Marie.

1666 Quebec Census Index
Urbain tessier dit lavigne ..................42 habitant
Marie archambaut ............................30 sa femme
paul tessier ................................15 fils
Laurens tessier .............................11 fils
Louise tessier ..............................9 fille
agnesse tessier ..............................7 fille
Urbain tessier ...............................4 fils
Jean tessier .................................3 fils
& Claude tessier .....................7 semnes. fils
Estienne Gentes .............................18 domestique engagé
& Jacques Hurtaut ...........................25 aussy domestique engagé

Le 12 décembre 1666; Collation d'une concession de terre située en l'île de Montréal au lieudit la côte St-François au-dessous du second ruisseau; par le Séminaire de St-Sulpice de MOntréal, à Urbain Tessier dit lavigne.(greffe B.Basset dit Deslauriers)

1667 Census of Montreal
listed between Jacques Archambault & Francois Bailly
Urbain Terssier 40 yrs
Marie Archambault, his wife, 33
Paul-Laurent 15
Laurent 11
Agnes 8
Urbain 6
Jean 4
Claude 17 months
Louise 9
Etienne Launay 21 domestic
Lamondor 22(il s'agit ici de Philippe Plamondon)
4 cows, 36 arpents land under cultivation

Le 25 septembre 1667; Vente d'une terre située en l'île de Montréal; par Pierre Pappin, habitant et Anne Passavant, de l'île de Montréal, à Urbain Tessier dit Lavigne, habitant, de l'île de Montréal.(greffe B.Basset dit Deslauriers)

Le 29 septembre 1667; Marché de vente de deux boeufs entre Urbain Tessier dit lavigne, habitant, de l'île de Montréal, et Jean Aubuchon dit Lespérance, habitant, de l'île de Montréal.(greffe B.Basset dit Deslauriers)
Jean Aubuchon dit Lespérance vend "deux boeufs l'un sous poil caille et l'autre brun âgé de trois à quatre ans ou environ" pour la somme de 400 livres tournois, payable en 20 livres tournois de rente à concession au jour saint de Noël venant et à venir, ainsi que par du charroyage de bois de chauffage et de construction pour le compte de Jean Aubuchon dit Lespérance.

Le 26 avril 1668; Partage de terres situées en l'île de Montréal entre Jean Gervaise et Anne Archambault, son épouse, de Montréal, Urbain Tessier dit lavigne et Marie Archambault, son épouse, de Montréal, et Gilles Lauzon et Marie Archambault, son épouse, de Montréal.(greffe B.Basset dit Deslauriers)

Le 8 février 1669; Obligation de Urbain Tessier dit Lavigne, de l'île de Montréal, à Jacques Lemoyne, receveur des dîmes et marguillier, de la paroisse Notre-Dame de Montréal.(greffe B.Basset dit Deslauriers)
Pour avoir omis de payer sa dîme à l'église, Urbain Tessier est contraint d'accéder à la requête de Jacques lemoyne, marguiller de la paroisse, et donner 27 livres 10 sols représentant les arrérages de ses dîmes.

Le 19 avril 1668, le gouverneur de Villemarie, Charles d'Ailleboust porta une ordonnace au sujet de la route à suivre pour se rendre aux côteaux St-Louis et Ste-Marie. Le chemin, est-il statué, passera par le pont de Tessier-Lavigne allant vers la redoute du St-Enfant-Jésus, jusqu'au petit lac, pour servir les côteaux mentionnés.(Arrêts, édits et ordonnances)
Quelques années auparavant, Urbain Tessier avait construit un petit pont pour traverser la Petite-Rivière(asséchée aujourd'hui et devenue la rue St-Antoine) pour faciliter ses déplacements entre son arpent de terre en ville et sa terre concédée hors de l'enceinte.

Le 25 mai 1670; Réclamation d'Urbain Tessier contre Pierre Richaume "pour dégâts dans ses blés et au sujet d'une pioche".

Le 15 avri 1671; L'an mil six cent soiante et Onze et le quinzième joiur d'avril a la requête de Jacques Archambault habitant desnommé au contract de vente cy dessus escrit, Je Greffier du Baillage de L'Isle de Montréal soubsigné Me suis exprès transporté sur la Concession d'Urbain Tessier dit La Vigne aussy habitant dudit lieu, et desnommé audit contract Icelle Concession sise et scituée en ladite Isle dans le lieu désigné pour la Ville et proche d'Icelle, ou estant en presence de Jean Auger dit baron pareillement desnommée audit contract et dudit La Vigne, J'ay mesuré et arpenté Ur arpent de terre que ledit Archambault avait cy devant Vendu audit Auger par ledit Contract Auquel j'ay apposé trois bornes scavoir la première au bout de quatorze arpents de ladite concession faisant separation de quinze arpents appartenant audit arpent Tirant vers la Montagne Tirant au Nord ouest quart d'ouest et faisant separation des terres dudit Archambault et dudit arpent, la Troisième au bout dudit Tessier et estant de ladite Concession La seconde sur la base de la première et faisant separation desdites terresdudit Archambault et bout de la Concession en foy de quoy j'ay signé ces présentes pour servir et Valloir audit Auger ainsy que de raison Les jour et an que dessus.(greffe B.basset dit Deslauriers)

Le 23 novembre 1671; Mariage de Louise Tessier, fille de Urbain tessier et de Marie Archambault, et de Pierre Payet dit St-Amour, fils de Pierre Payet et de Marie Martin à Ville-Marie.

Le 16 mars 1672;Obligation de Urbain Tessier dit Lavigne, habitant, de l'île de Montréal, à la Fabrique de la paroisse Notre-Dame de Montréal.(greffe B.Basset dit Deslauriers)
Pour avoir encore une fois omis de régler ses dettes envers l'Église en omettant de payer la dîme, Urbain Tessier est obligé de payer 42 livres 10 sols "tant pour vingt cinq livres de foin que pour prêt de blé" envers le marguiller Gilles Lauzon.

Le 12 mars 1673; Accord entre Gabriel Souart, prêtre et ancien curé de la paroisse Notre-Dame de Montréal, de l'île de Montréal, Jeanne mance, administatrice de l'Hôtel-Dieu de Montréal, de l'île de Montréal, Charles Dailleboust-Desmuceaux, écuyer, bailli et juge civil et criminel de Montréal, de l'île de Montréal, Elisabeth Moyen, veuve de Lambert Closse, major de Montréal, de l'île de Montréal, tant en son nom que mère et tutrice de Jeanne-Cécile Closse(mineure), de l'île de Montréal, fille dudit défunt et d'elle, Catherine Gauchet et Jean-Baptiste Migeon de Branssat, procureur fiscal de l'île de Montréal, son époux, de l'île de Montréal, Jacques Archambault, de l'île de Montréal, Robert Lecavelier dit Deslauriers, de l'île de Montréal, Urbain Tessier dit lavigne, de l'île de Montréal, Gilles Lauzon, de l'île de Montréal, Pierre gadoys, de l'île de Montréal, et Jean Bousquet, de l'île de Montréal, et le Séminaire de St-Sulpice de Montréal, tous propriétaires des terres et lieux désignés pour la ville.(greffe B.Basset dit Deslauriers)

Le 8 décembre 1673; On remarque la présence d'Urbain Tessier au baptême d'Urbain Gervaise, fils de Jean Gervaise et de Anne Archambault.

Le 19 novembre 1674; Urbain Tessier témoigne à propos d'une bagarre entre Pierre Caillé dit Larochelle et un nommé Lafleur, charpentier, à propos d'une échelle. Lafleur ayant frappé Pierre Caillé avec un morcedau de bois, ce dernier se blessa à la tête, Urbain Tessier prit la défense de Lafleur témoignant que Pierre caillé s'est blessé en se cognant la tête sur un caillou lors de sa chute.

Le 8 décembre 1673; On remarque la présence d'Urbain Tessier au baptême de Marie-Anne Baudreau, fille d'Urbain Baudreau.

Le 20 novembre 1675; Urbain Tessier et son beau-frère(Jean Gervaise) assistent au mariage de François Boulard de Cambray, fils de Claude Boulard et de Marguerite Heque, et Françoise Lauzon, fille de Gilles lauzon et de Marie Archambault, célébré par M. le curé Gilles Perrot, de Villemarie.

Le 9 décembre 1675; Vente d'un morceau de terre situé en l'île de Montréal dans la ville de Montréal; par Urbain Tessier dit Lavigne, habitant et Marie Archambault, son épouse, de l'île de Montréal, à Gilles Pérôt, prêtre du Séminaire de St-Sulpice de Paris et curé, de la paroisse de Notre-Dame de Montréal.(greffe B.Basset dit Deslauriers)
Un morceau de terre de 15 perches environ de superficie, soit de 3 perches de long sur 4 perches de large, aboutissant à la rue St-Jacques, tenant d'un côté à un morceau de terre que le sieur acheteur a acquis de Jacques Archambault, d'autre côté au jardin d'Urbain Tessier.(greffe B.Basset dit Deslauriers)

Le 23 août 1676; On remarque la présence d'Urbain Tessier au baptême d'Agnès Richard, fille de Guillaume Richard et de Agnès Tessier.

Le 30 août 1676; Obligation de Urbain Tessier dit lavigne, habitant, de l'île de Montréal, à Jean leduc, habitant, de l'île de Montréal.(greffe B.Basset dit Deslauriers)
Urbain Tessier achète deux boeufs "sous poil brun et rouge de l'âge de cinq ans ou environ" au prix de 210 livres tournois payable à la Toussaint prochain, "moitié en orignaux et moitié en argent ou castors", au sieur Jean Leduc.

Le 30 août 1676; Obligation de Urbain Tessier dit lavigne, habitant, de l'île de Montréal, à Jean leduc, habitant, de l'île de Montréal.(greffe B.Basset dit Deslauriers)

Le 13 octobre 1676; Réclamation d'Urbain Tessier contre Michel Lecourt "qui lui doit 25 livres, prix d'une vache".

Le 23 décembre 1677; Mariage entre le sieur Jean Dupuy (Dupuis), habitant demeurant ordinairement en l'île d'Orléans, de présent à Montréal, fils du feu sieur Paul Dupuy (Dupuis), de son vivant maître traiteur de la ville de Bordeaux en la place et paroisse Saint-Michel, et de Catherine LaFuitau (La Fuiteau), ses père et mère, et Jeanne Gervaise, fille de maître Jean Gervaise, substitut de monsieur le procureur fiscal de l'île de Montréal, et de Anne Archambault, ses père et mère demeurant à Montréal, sont présent Daniel de Gresolon (Greyselon), écuyer, sieur Du Luth, gendarme de la garde du Roi, Jacques Bizard, écuyer, major de l'île de Montréal, le sieur Jean-Jacques Patron, marchand, Louis Jayou (Jayon - Dazemar?), écuyer, sieur de Lusigny (Lusignan), Jean Petit, Pierre Dubois, Pierre Lemaître, ledit sieur et dame Gervaise, Jacques Archambault, grand-père de la future épouse, Jean-Baptiste Gadois et Marguerite Gervaise, sa femme, Jean-Baptiste Lefebvre (Lefèvre) et Cunégonde Gervaise, Louis Gervaise, Jean Baudouin (Beaudouin) et Charlotte Chauvin, soeur utérine de la future épouse, Laurent Archambault, Urbain Tessier et Marie Archambault, sa femme, Gilles Samson et Marie Archambault, sa femme, Paul Tessier, messire Gilles Perot (Perrault), prêtre et curé de la paroisse de Montréal, le sieur Jacques LeBert, marchand, et Jeanne Lemoine, sa femme, Philippe Carion, écuyer, sieur du Fresnoy, lieutenant d'une compagnie d'infanterie au régiment de L'Estrade, Paul Morel, écuyer, enseigne au régiment de L'Estrade, Jeanne LeBert, Mathurin Jousset dit LaLouaire, le sieur Pierre Caillé dit LaRochelle, maître tailleur d'habits, tous demeurant à Montréal, tous parents et amis des futurs époux, Pierre Cabazier et Jean Vincent, sont témoins . [Document insinué le 22 avril 1678](greffe Bénigne Basset)

Le 5 juin 1678; Versement d'une pension viagère; par Jean Gervaise,Urbain tessier, Gilles lauzon et Laurent Archambault, de Villemarie en l'île de Montréal, à Jacques Archambault, de l'île de Montréal, leur père et beau-père.(greffe B.Basset dit Deslauriers)
Laurent rchambault, Gilles Lauzon, Jean Gervaise et Urbain Tessier, en présence du notaire Bénigne Basset, s'entendent pour verser une rente viagère de 100 livres, à raison de 25 livres chacun, "pendant sa vie seulement" à Jacques Archambault, leur père et beau-père, malade. Jacques Archambault "étant septuagénaire et dans une grande impuissance de pouvoir travailler pour gagner sa vie et son vêtement" commencera à jouir de cette aide familiale à compter de la Toussaint prochain. Les 4 beaux-frères consentent à payer la somme de 100 livres annuellement à Jacques Archambault "pour l'amitié naturelle qu'ils lui portent, come ils ont toujours fait, et voulant contribuer chacun de leur part en soulagement et tâches autant qui leur est possible pour qu'il puisse vivre le reste de ses jours plus commodément".

Le 22 avril 1680; Bail è ferme d'une prairie; par Michel Lecour, marchand boucher, à Urbain Tessier dit Lavigne, de Montréal.(greffe C.Maugue)

Le 23 août 1680; Au début du mois d'août 1680, Jean Tessier emprunte la charrette de son père pour se rendre au Sault-St-Louis et chemin faisant il écrase accidentellement les deux enfants de Jean LeRoy dit Lapensée; Deux témoins se trouvent sur les lieux du drame, Pierre Demay dit Larose et René Cuillerier. Jean Tessier est accusé de négligence et d'imprudence et le 25 août 1680, Jean LeRoy réclame l,emprisonnement de Jean tessier et une compensation à son père, Urbain Tessier dit lavigne.
Le 24 août 1680; le chirurgien Etienne Forestier visite les deux fils de Jean LeRoy dit Lapensée pour soigner les blessures et constater la gravité de la situation.
Le 26 août 1680; Interrogartoire de Jean tessier devant le tribunal.
Le 27 et 28 août 1680; les deux témoins, Pierre demay et René Cuillerier, témoignent que les deux enfants enfants LeRoy ont été blessé par la faute de Jean Tessier.(documents sous seing privé)
Le 27 août 1680; Jean Roy dit Lapensée intente une action contre le fils, Jean Tessier, pour avoir blessé deux de ses enfants sur le chemin de Lachine.
Le 3 août 1681; Compromis entre Jean Roy dit lapensée et Urbain Tessier, stipulant pour son fils Jean Tessier, absent.(greffe C.maugue)
Le 14 septembre 1681; Urbain tessier a payé tous les frais et se trouve maintenant quitte envers Jean leRoy dit Lapensée.

Le 19 septembre 1680; Réclamation d'Urbain Tessier contre Catherine Lorion "pour dommages causés par ses bestiaux" .

Le 10 décembre 1680; Réclamation d'Urbain Tessier contre Urbain Brossard "qui lui a tué une truie" et contre Claude Tardif "en dette de 8 livres pour transport de marchandises".

1681 Census: Habitants De La Ville De Montreal

Urbain Tessier 55
Marie Archambault sa femme 46
Paul 30
Laurent 25
Urbain 20
Jean 18
Claude 16
Baptiste 10
Jacques 6
Ignace 4
Nicolas 2
Petronile 1 1/2
3 fusile; 11 betes a cornes; 36 arpents en valeur

Le 11 mars 1681; Marché d'une maison et une grange proche de la conciergerie de la ville de Villemarie entre Dominique de Lamothe de Luciere, écuyer et Marie Alix de Lafeuillié, son épouse, et Urbain Tessier dit Lavigne, de la ville de Villemarie.(greffe C.Maugue) Le sieur Lamothe "promet et s'oblige de charroyer et trainer la maison et grange d'Urbain Tessier de Montréal, moyannant la somme de 20 livres."
Urbain Tessier, Dominique de Lamothe et Marie-Alix de Lafeuillé, son épouse, concluent un marché "savoir que ledit Tessier promet et s'oblige de charroyer une maison,la maison et la grange, appartenant au Sieur St-Georges, en cette ville, sur l'emplacement que ledit Sieur de Lamothe et ladite demoiselle, proche de la conciergerie de cette ville de Ville-Marie, ensemble toute la pierre de la cheminée qui y est et tout le bois qui s'y trouvera moyennant la somme de trente livres payable au plus tard à la mi-mai prochain.(greffe C.Maugue)

Le 22 avril 1681; Michel Lecourt, marchand-boucher, et Urbain Tessier font entre eux le pacte suivant, "savoir que ledit Lecourt lui a baillé et délaissé en ce jour toute la prairie qui se trouvera vers les terres de l'habitation du Sieur de St-Michel dont ledit Lecourt est soumis, et pour deux ans consécutifs finis et accomplis et deux despouilles(sic) de ladite prairie pour la forme desquelles deux années ledit Lecourt reconnait avoir reçu d'avance en travaux, savoir pour avoir labouré cy devant la terre de la susdite habitation et dont ils étaient convenus pour un prix fait évalué entre eux auxdites deux années dont il la quitte dès à présent et promet l'en faire jouir pendant ladite période sans aucune prétention"," promettant qui si en cas ledit lecourt était obligé de force majeure de quitter ladite terre, il s'oblige de rembourser et dédommager ledit Lavigne de la somme de cinquante livres pour la dernière année, en cas qu'il fut obligé de la quitter".(greffe C.Maugue)

Le 3 août 1681; Compromis entre Jean Roy dit lapensée et Urbain Tessier, stipulant pour son fils Jean Tessier, absent.(greffe C.maugue)
Jean Roy dit Lapensée avait intenté une action en justice contre le fils Tessier, Jean, le 27 août 1680, pour avoir délibérément blessés deux de ses fils sur l;e chemin de Lachine, sans motis valables. Le 3 août 1681, en l'absence du fils Tessier, disparu depuis le jour de l'incident, représenté par Urbain Tessier, en présence de Jean Roy dit Lapensée, du notaire Jacques Bourdon et de messire françois Dollier de Casson, dans une salle du séminaire, les parties s'entendent pour confier la cause à l'arbitrage de messieurs Roland et Leber. Les 2 parties règlent le différend à l'amiable.

Le 15 octobre 1681; Vente de terre en l'île de Montréal en la côte de St-François au-dessus du second ruisseau; par Urbain Tessier dit Lavigne et Marie Archambault, son épouse, à Laurent Tessier, leur fils.(greffe C.Maugue)
Urbain Tessier et Marie Archambault vendent à leur fils Laurent Tessier "la quantité de soixante-deux arpents de terre sise et située en cette île en la côte St-François au-dessous du second ruisseau, à savoir les trente arpents reçus de Monsieur Souart le 26 décembre 1665, et 32 arpents concédés par M. Dollier de Casson le 7 janvier 1668 moyennant la somme de quatre cents livres que lesdits vendeurs reconnaissent avoir eu et reçu dudit acquéreur avant ce jour en argent monnoyé, castors et marchandises diverses". Laurent Tessier s'engage à laisser les bêtes de son père en pâture sur deux arpents, à employer au-moins six journées d'hommes pour le défrichement et mettre en culture le reste de la terre pour s'y établir sans le moindre doute.

Le 10 février 1682; On remarque la présence d'urbain Tessier au baptême de Marie Desmarais, fille de Charles Desmarais.

Le 19 mars 1682; On remarque la présence d'Urbain Tessier au baptême de Jean-Baptiste Richard, fils de Guillaume Richard et de Agnès Tessier.

Le 15 avril 1683; Concession de terre située vers la montagne; par le Séminaire de St-Sulpice de Montréal, procureur du Séminaire de St-Sulpice de paris, seigneur et propriétaire de l'île de Montréal, à Urbain Tessier dit Lavigne.(greffe C.Maugue)
François Dollier de Casson, procureur de Messieurs les Ecclésiastiques du séminaire de St-Sulpice, "a donné et concédé à Urbain Tessier dit Lavigne, à ce présent, la quantité de cent arpents de terre commençant au bout et joignant les concessions du Sieur Basset et de Jean Auger dit Baron vers la montagne, savoir quatre arpents de front au bout desdites concessions sur vngt-cinq de profondeur....... aux charges, clauses et conditions suivantes, savoir d'y travailler incessament et la mettre en culture, et d'en payer par chacun à Messieurs les Seigneurs six deniers tournois par chacun arpent de ladite concession et deux minots de blé pour le tout annuellement, à perpétuité, et faire moudre son grain aux moulins desdits Seigneurs de la dite île....... et laisser Messieurs les Seigneurs de St-Sulpice prendre le bois de chauffage et autant dont ils pourraient avoir besoin même celui pour ouvrage et commodité du bien public sans rien devoir au présent concessionnaire".
Urbain Tessier doit se confirmer à ces conditions sinon il encourt la confiscation de son grain et sera passible d'une amende arbitraire. Non-plus qu'il ne pourra se départir de cette concession sans le consentement de Messieurs les Seigneurs de St-Sulpice et tant qu'il n'aura pas mis "au-moins quatre arpents en culture".

Le 28 avril 1683; On remarque la présence d'Urbain Tessier au baptême de Marie-Madeleine Forestier, fille de Etienne Forestier.

Le 22 novembre 1683; Urbain Tessier dit Lavigne assiste en compagnie de ses 3 beaux-frères(Jean Gervaise-Gilles Lauzon-Laurent Archambault) et ses 3 gendres(Pierre payet-Pierre janot-Guillaume Richard) au mariage de Jean Lescarbot dit Bosseron et de Anne Baudouin, fille de Jean Baudouin et de Charlotte Chauvin, fille de Michel Chauvin retourné en France.

Le 25 novembre 1683; On remarque la présence d'Urbain Tessier au baptême de Pierre Payet, fils de Pierre Payet et de Louise Tessier.

Le 20 décembre 1683; Concession de terre de 600 arpents donnée à titre de cens et rente seigneuriale, 20 de front commençant du côté de la forêt de Messieurs les Seigneurs et au lieu qui leur sera par eux indiqué de sorte que le lac qui est en cet endroit se trouve vers le milieu de ladite concession et ce pour ladite quantité de terre par le Séminaire de St-Sulpice de Montréal, procureur du Séminaire de St-Sulpice de Paris, seigneur et propriétaire de l'île de Montréal, à Louis Gervaise, Nicolas Gervaise, enfants de Jean Gervaise, substitut du procureur fiscal du bailliage de Montréal et ancien habitant de l'île de Montréal, à ce présent et acceptant pour lesdits enfants, et Urbain Tessier, Jean Tessier et Claude Tessier, enfants de Urbain Tessier, ancien habitant de la ville de Villemarie, à ce présent et acceptant pour sesdits enfants avec l'obligation de travailler et mettre en valeur la dite concession et de payer chaque an à la St-Martin , partagé entre les 6 concessionnaires, la somme de 6 deniers tournois pour chaque arpent et 2 minots de blé froment pour chaque 20 arpents mis en valeur. Messieurs les Seigneurs se réserve la droit de prendre le bois de chauffage qu'ils pourraient avoir besoin pour leurs ouvrages et commodités publiques de ladite île et obligent les concessionnaires à faire moudre leur grain aux moulins des Seigneurs.(greffe C.Maugue)
Les 6 concessionnaires ne pourrront vendre la dite concession sans le consentement de Messieurs les Seigneurs de St-Sulpice.

Le 22 mai 1685; Bail à ferme d'une prairie située en la ville de Villemarie après la prairie St-Michel; par Michel Messier de St-Michel, demeurant à St-Michel, à Urbain Texier, habitant, de la ville de Villemarie.
Urbain tessier signe un bail à ferme au Sieur de St-Michel pour sa prairie contenant cent six arpents de terre et située en cette ville, pour une période de cinq années entières et consécutives commençant dès à présent, "moyennant la somme de trente livres par chacun an... à commencer le premier paiement à la St-Michel prochaine et continuer d'année en année jusqu'à cinq paiements...." "Pour la jouissance du pâturage de cinq années consécutives à commencer dès à présent pour lequel il donnera une barrique de pois à chacun an... et la jouissance des terres labourables pour quatre années à commencer à la présence de l'année prochaine 1686, moyannant la remise annuelle de six minots de blé froment au Sieur de St-Michel".(greffe H.Bourgine)

Le 13 octobre 1685; Vente d'une terre située en l'île de Montréal; par Urbain Tessier dit lavigne, habitant et Marie Archambault, son épouse, de l'île de Montréal, à Jean Tessier dit St-Jean, de Montréal, leur fils.(greffe B.Basset dit deslauriers)

Le 30 décembre 1685; Congé par Urbain Tessier dit Lavigne, habitant, de l'île de Montréal, au nom et comme chargé de Pétronille tessier et Pierre Jannot, son époux, présentement absent de sa fille, à Louis Broussaut, engagé.(greffe B.Basset dit Deslauriers)

Le 1 juin 1686; Baillage Pierre Gadois et Urbain Tessier.(AJM) Le matin du 31 mai 1686, "quatre boeufs et deux chevaux" appartenant à Urbain tessier causent des dommages aux champs de Pierre Gadois.
urbai Tessier verse une indemnité de 10 livres pour compenser les pertes du sieur gadois.

Le 13 juin 1686; Vente de terre en l'île de Montréal et dans la ville de Montréal; par Urbain Tessier dit lavigne et marie Archambault, son épouse, de l'île de Montréal, à Jean Tessier, de l'île de Montréal, leur fils.(greffe B.Basset dit Deslauriers)
Urbain Tessier vend à son fils Jean un morceau de terre, 40 pieds de terrain près de l'angle de la maison bâtie par lui-même du côté de la rue St-Joseph et sur le niveau de la rue St-Jacques, avec la profondeur qui se trouvera depuis la rue St-Jacques jusqu'au chemin de la Petite-Rivière(rue Craig actuelle).(greffe B.Basset dit Deslauriers)

Le 21 avril 1687; Urbain Tessier dit Lavigne assiste au mariage de Nicolas Desroches et de Anne Archambault, sa nièce, fille de Laurent Archambault et de Catherine Marchand.

Le 2 mai 1688; Estimation faite par Ste-Gemme, Tessier & Prudhomme pour les guérets de la ferme de la grange des pauvres.(greffe A.Adhémar)

Le 21 mars 1689; Urbain Tessier, de Ville-Marie sur l'île de Montréal en Nouvelle-France, est décédé le 21 mars 1689 à l'âge de 70 ans.
Il était le fils de feu Artus Tessier et de feu Jeanne Mesme; le tendre époux de Marie Archambault.
Père bien-aimé de feu Charles, Paul(Madeleine Cloutier), de feue Madeleine, de feu Laurent(Anne-Geneviève Lemire),
Louise(Pierre Payet), Agnès(Guillaume Richard), de feu Urbain, Jean(Louise Caron), de feu Claude, de feu Jacques,
Pétronille(Pierre Janot), Jean-Baptiste(Élisabeth Renaud), de feu Pierre, Jacques(Marie Adhémar), Ignace(Marguerite Lussier)
et Nicolas(Anne-Geneviève Auger); le grand-père adoré de Charles, Jean-François et Marie enfant de Paul; Marie-Anne et
Jean-Baptiste enfant de Anne-Geneviève Lemire; Philippe, Guillaume, Madeleine, Marguerite, Pierre, Louise et Jean enfant de
Louise; Agnès, Pierre, Guillaume, Claude, Marie-Anne et Madeleine enfant d'Agnès; Jean enfant de Jean; Pierre et Antoine enfant
de Pétronille.
Il laisse également ses beaux-frères feu Denis Archambault, Michel Chauvin(exilé en France suite à l'annulation de son mariage avec Anne Archambault), Jean Gervaise(Anne Archambault), Gilles Lauzon(Marie Archambault), Paul Chalifou(JacquetteArchambault) et Laurent Archambault(Catherine Marchand). De nombreux neveux, nièces: Marguerite(Jean-Baptiste Gadois), Cunégonde(Jean-Baptiste Lefebvre), Jeanne(Jean Dupuis) Louis(Barbe Pigeon), Nicolas, Charles, Cécile(François Prudhomme) et Urbain enfants de Jean Gervaise; Charlotte(Jean Baudoin) fille de Michel Chauvin; feue Marie(Joachim Martin), Marguerite(Jean Badeau), Jeanne(François Bibeau), Simone(Jean Brosseau), Françoise(Jacques Nolin), Anne(Germain Langlois), Louise(Joseph Vandandaigue), Paul(Jeanne Phillipeau), Madeleine, feu Étienne(feue Claudine Bourbeau), Pierre(Anne Magnan). Anne(Jean Normand) et Claude enfants de Päul Chalifou; Catherine, Geneviève, Laurent(Anne Courtemanche), Jacques, feue Anne(Nicolas Desroches), André, Pierre, Françoise, Jean, Madeleine et Mar
Les funérailles ont été célébrées le même jour en l'église Notre-Dame de Montréal suivi de l'inhumation au cimetière de la paroisse.

Le 28 juillet 1690 au greffe du notaire Adhémar, il y a eu un inventaire des biens d'Urbain Tessier et partage, entre Marie Archambault et ses enfants, de la terre de 30 arpents(2x15) sise près de la ville. La mère reçoit la moitié de cette terre contigüe au 1\5 reçu de ses parents. L'autre moitié est partagée en 10 lots alloués aux enfants qui sont: Anne Lemire, veuve de Laurent Tessier, Ignace, Jean, Nicolas, Louise, Jacques, Agnès, Jean-Baptiste, Pétronille et Paul Tessier.(Archange Godbout, OFM)

Le 22 mai 1692 au greffe du notaire Adhémar, il y a eu partage entre les cohéritiers Tessier de l'arpent sis en ville. À cette pièce est annexée le procès-verbal des emplacements des successeurs d'Urbain Tessier, dressé par Gédéon de Catalogne.(Archange Godbout, OFM)

La rue Saint-Urbain fut originellement construite par Urbain Tessier, dit Lavigne (1626-1689), colon natif d'Anjou (France), scieur de métier, à qui on avait concédé une terre au nord de Ville-Marie. C'est pour se rendre à sa terre qu'il fera construire un chemin et un pont au-dessus de la petite rivière Saint-Martin (aujourd'hui la rue Saint-Antoine).

Il existe aux archives judiciaires de Montréal un dossier de 221 pages, relatif aux titres de propriété des Tessier de 1651 à 1908. Il porte la mention: "Inventaire des actes notariés et autres documents trouvés à date, conservés dans les archives judiciaires de Montréal concernant lesbiens immeubles d'Urbain Tessier dit Lavigne et de ses descendants, ainsi que les emplacements de la Place d'Armes et de l'Église Notre-Dame et les emplacements voisins."


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Sources consultées
PRDH
Parchemin - banque de données notariales (1626-1784) BMSE
Archives judiciaires de Montréal
Mémoires de la Société Généalogique Canadienne-Française, Archange Gordbout, O.F.M.
François Dollier de Casson, Histoire de Montréal, 1869
Faillon, Histoire de la Colonie Française en Canada, 1865
Relation des Jésuites, Éditions Twaites, XLVII, 1896-1901
J.M.Soyez, Quand l'Amérique s'appelait Nouvelle-France, 1981
Archives départementales du Maine-et-Loire
Blason de Château-La-Vallière

7 commentaires:

jo a dit...

Bonjour, je suis de la 14ième génération des Tessier, de la lignée de Jean-Baptiste.

Qui est sur la photo (l'homme a cheval) ?

merci de me répondre.

Johanne

G LAVIGNE a dit...

Merci de votre intérêt pour la famille Tessier-Lavigne!

L'homme qui monte le cheval est un Tessier de la région de St-André-Avellin, de la 9ème génération, descendant de Jean.

Daniel Malenfant a dit...

Bonjour monsieur Lavigne. Je produis une chronique pour l'émission "C'est pas trop tôt" sur les ondes de Ici Radio-Canada, Première et je vais parler d'Urbain Tessier. Comme j'ai utilisé certaines de vos informations pour la conception de la dite chronique, j'aimerais connaître votre prénom question de vous rendre correctement le crédit. Merci et félicitations pour ce superbe travail de recherche.

G LAVIGNE a dit...

Mon nom est Gilles Lavigne

G LAVIGNE a dit...

Merci de porter un intérêt aux informations sur Urbain Tessier dit Lavigne. J'espère que j'aurai le plaisir d'entendre votre intervention sur les ondes de Radio-Canada Première.

Bien à vous
Gilles LAVIGNE

Lessix autresjours a dit...

Ce vendredi matin, vers les 8h30 :) Merci beaucoup et encore une fois, félicitations pour votre travail très étoffé.
Je présume que vous êtes vous même descendant monsieur Tessier-dit-Lavigne?

G LAVIGNE a dit...

Merci!
Une modeste contribution de ma part à l'ensemble de la famille pour ceux(et celles) qui ont marqué notre histoire par des faits et gestes anodins ou héroïques.